Trouver une correctrice de roman en autoédition, c’est souvent chercher deux qualités à la fois : quelqu’un qui repère toutes les fautes, et quelqu’un qui ne touchera pas à ce qui fait votre voix. Beaucoup d’auteurs indépendants hésitent justement pour cette raison. Ils craignent qu’un regard extérieur lisse leur style, ou qu’il juge un texte auquel ils ont consacré des années. Carole Chassan, fondatrice de Signes et Sens Correction et membre du RIA Pro, apporte à cette question une réponse nette, nourrie par un parcours peu commun : plus de vingt ans comme professeure des écoles en CP, à observer comment on apprend à lire. Installée dans le Cantal, elle travaille à distance avec des auteurs de toute la francophonie, avec une préférence assumée pour les romans noirs, les thrillers et les polars.
Dans cet entretien, elle explique ce que l’école lui a appris sur les textes, la limite qu’elle ne franchit jamais entre correction et réécriture, sa manière d’aborder un récit intime ou un roman à suspense, et ce qu’elle répondrait à un auteur tenté de se relire « une dernière fois » avant de publier. Ce portrait prolonge notre entretien avec Laurence Pasquet sur la correction d’un manuscrit autoédité, publié en septembre : deux correctrices, deux parcours, et une même conviction que le livre reste celui de son auteur. Si vous préparez la publication d’un manuscrit, vous y trouverez des repères concrets pour choisir votre correcteur et pour aborder la correction sans appréhension.
De la classe de CP à la correction de manuscrits : un regard formé à la première lecture
On imagine souvent les correcteurs issus de l’édition ou des études de lettres. Le parcours de Carole Chassan passe par un autre chemin : la salle de classe, et plus précisément celle où l’on apprend à lire. Ce détour n’a rien d’anecdotique. Il explique la façon très particulière dont elle aborde un manuscrit, comme si elle le découvrait pour la première fois, et la raison pour laquelle elle a choisi d’en faire un métier. Revenons sur ces deux étapes : ce que l’enseignement lui a appris des textes, puis le constat qui l’a menée à créer son entreprise.
Ce que vingt enfants de six ans révèlent d’une phrase
Un lecteur débutant et un lecteur averti ne lisent pas de la même façon, et c’est précisément cet écart qui intéresse Carole Chassan. Lorsque toute une classe de CP bute au même endroit d’une phrase, l’enseignante ne peut pas se contenter de constater la difficulté : elle doit en chercher l’origine. Parfois, c’est une virgule mal placée qui empêche de respirer. Parfois, c’est un pronom dont on ne sait plus à qui il renvoie, ou une répétition qui fait lever les yeux du texte.
L’adulte, lui, compense sans même s’en rendre compte. Il rattrape la maladresse en cours de route, reconstitue le sens et poursuit sa lecture. C’est ce réflexe de lecteur expérimenté qui masque les défauts d’un texte, et c’est lui que la correctrice s’efforce de neutraliser. Vingt ans d’enseignement lui ont appris à repérer ce qui gêne une lecture neuve, avant que l’habitude n’ait appris à passer outre. Aujourd’hui, devant un manuscrit, elle reprend exactement cette place : « Je lis le texte comme si c’était la première fois, sans rien qui entrave sa lecture. »
Pour un auteur autoédité, cette approche a une conséquence très concrète. Les lecteurs qui découvriront votre roman n’auront ni vos notes, ni vos intentions, ni la mémoire de vos versions précédentes. Ils liront la phrase telle qu’elle est imprimée. Ce sont précisément ces accrocs, invisibles pour l’auteur mais bien réels pour le lecteur, qui finissent par faire abandonner une lecture bien avant la dernière page.
D’un constat de lectrice à la création de Signes et Sens Correction
Il n’y a pas eu de déclic, raconte-t-elle, plutôt un constat qui s’est installé à force de lire. Grande lectrice, elle a vu passer beaucoup de romans et de services de presse non révisés, et des fautes de plus en plus nombreuses, jusque sur des blogs et dans des articles de presse. Face à un niveau général en orthographe qui recule, elle s’est dit qu’elle pouvait aider les personnes en difficulté avec l’écrit et mettre ses connaissances au service de celles et ceux qui en ont besoin.
Elle a alors suivi une formation pour exercer sérieusement, puis créé Signes et Sens Correction. Elle accompagne aujourd’hui des auteurs, autoédités ou non, mais aussi des étudiants et des professionnels : correction orthographique, grammaticale et syntaxique, correction orthotypographique, relecture approfondie, traque des répétitions et des lourdeurs, relecture avant soumission à une maison d’édition. Son activité, encore récente, s’inscrit déjà au cœur de l’écosystème de l’édition indépendante, au contact d’auteurs, de chroniqueurs littéraires et de plateformes d’accompagnement des auteurs.
Elle résume son rôle avec humour en se décrivant comme une « traductrice de brouillons en version publiable ». La formule fait sourire, mais elle dit l’essentiel : grâce à la correction, le texte change de statut. Il ne change pas d’auteur.
Correction ou réécriture : où s’arrête le travail d’une correctrice ?
C’est la question que se posent presque tous les auteurs avant de confier leur manuscrit : jusqu’où le correcteur va-t-il intervenir ? La peur de voir son style gommé, ses images remplacées ou son rythme normalisé freine bien des projets. Carole Chassan a sur ce point une position claire, qu’elle applique avec méthode. Voyons la règle qu’elle s’est fixée, la façon dont elle préserve concrètement la voix de l’auteur, puis la question qu’elle se pose chaque fois qu’elle a envie de changer quelque chose. Pour approfondir la distinction entre les deux métiers, vous pouvez aussi lire notre article sur ce qu’est la réécriture d’un texte.
Corriger ce qui est faux, signaler le reste
Sa règle tient en deux phrases : elle corrige ce qui est faux ou ce qui empêche de comprendre ; le reste, elle le signale, mais n’y touche pas. Une faute d’accord, une concordance des temps inadéquate, une incohérence ou une phrase dont la construction rend le sens impossible à saisir relèvent de son travail : elle corrige. En revanche, un mot qu’elle aurait choisi différemment, une image qui ne serait pas la sienne, un rythme qui lui paraît étrange mais qui fonctionne ne lui appartiennent pas. Elle peut laisser un commentaire, mais la décision revient à l’auteur.
« La ligne que je ne franchis jamais, c’est celle où je remplacerais un choix par une préférence », précise-t-elle. En autoédition, cette limite compte encore davantage. Il n’y a pas d’éditeur pour arbitrer entre l’auteur et le correcteur : si la correctrice se met à réécrire, personne ne l’arrête. C’est justement pour cela qu’elle s’arrête elle-même. Le livre reste le vôtre du début à la fin ; elle n’est, selon ses mots, « qu’un appui ».
Cette position rejoint celle que défendait Laurence Pasquet dans notre précédent entretien sur la correction de manuscrit : une bonne correction ne se voit pas dans le style, elle s’efface devant la voix de l’auteur. Deux professionnelles aux parcours très différents arrivent ainsi à la même frontière, ce qui en dit long sur la déontologie du métier.
Lire tout le manuscrit avant de toucher à la moindre virgule
Préserver une voix ne relève pas de la bonne intention : c’est une méthode. La première étape consiste à lire l’intégralité du manuscrit avant de corriger quoi que ce soit. C’est ainsi qu’on repère ce qui relève du style propre de l’auteur. Carole Chassan l’explique par une règle simple : une bizarrerie qui revient trois fois est un accident, mais la même bizarrerie qui revient cent fois est une voix. Et cette voix, on ne doit pas y toucher.
La deuxième étape est la transparence. Elle travaille toujours en suivi de modifications : l’auteur voit chaque intervention, l’accepte, la refuse ou en discute. Rien ne passe en douce, et l’auteur garde la main sur son texte jusqu’à la version finale. Avant même de commencer, elle examine la demande et un extrait du document pour établir un devis adapté. Le dialogue reste ensuite ouvert pendant toute la correction : au moindre doute, elle pose la question plutôt que de trancher seule.
Pour un auteur qui compare plusieurs prestataires, ces deux points constituent de bons critères de choix. Le correcteur lit-il tout le texte avant d’intervenir ? Travaille-t-il en modifications visibles ? Si la réponse est oui, votre style est protégé. Notre guide sur la correction professionnelle d’un roman et le rôle du correcteur détaille les autres questions à poser avant de signer un devis.
La question « magique » qui protège le style de l’auteur
Reste un troisième garde-fou, plus intime : une question qu’elle se pose systématiquement devant une envie de modifier une phrase. « Est-ce que c’est vraiment faux, ou est-ce que ce n’est simplement pas moi qui veux transformer le texte ? » Si la réponse est « c’est moi », elle laisse tomber.
Ce réflexe peut sembler évident ; il est en réalité exigeant. Une correctrice est d’abord une lectrice, avec ses goûts, ses agacements et ses tournures préférées. La tentation d’« améliorer » un texte selon sa propre sensibilité existe chez tous les professionnels de l’écrit. Carole Chassan a choisi de ranger cette sensibilité ailleurs : elle la garde pour ses avis de lecture sur Instagram. Le manuscrit, lui, n’a pas à refléter ses préférences, seulement à être juste.
Polar, thriller, récit intime : une correction adaptée à chaque texte
Corriger un roman noir ne demande pas la même attention que corriger un témoignage personnel. Les règles de la langue restent les mêmes, mais l’enjeu de chaque phrase change selon le genre, le propos et ce que le texte cherche à produire chez le lecteur. Carole Chassan a travaillé sur des projets très différents. Elle partage ici ce que chacun exige : la mécanique du polar, la délicatesse du récit intime, et la leçon d’un recueil consacré à la lecture empêchée.
Pourquoi le roman noir et le thriller ne pardonnent rien
Si elle annonce une préférence pour les romans noirs, les thrillers et les polars, c’est d’abord parce que ce sont des textes qui ne pardonnent rien. Un roman noir repose sur une mécanique précise : un indice posé à la page 40 doit tenir à la page 280. La tension dépend énormément du rythme, et donc de la ponctuation, de la longueur des phrases, de la place d’un mot en fin de paragraphe ou de chapitre pour ménager un suspense ou une angoisse. C’est là, dit-elle, que la correction devient jouissive : on travaille sur ce qui fait battre le cœur du lecteur.
Le polar est aussi, selon elle, l’un des genres où l’autoédition est la plus vivante. Elle y croise beaucoup de manuscrits très aboutis, écrits par des auteurs qui connaissent leur genre par cœur, et elle aime travailler avec des personnes qui savent exactement ce qu’elles font. Enfin, elle lit elle-même des polars, et se trouve donc la première à se faire piéger. Quand elle ne se fait pas piéger, c’est souvent le signe qu’un élément mérite d’être ajusté : elle le signale alors à l’auteur.
Pour un auteur de thriller psychologique ou de roman noir, ce double regard de correctrice et de lectrice du genre constitue un vrai atout. Il permet de vérifier à la fois la langue et la solidité de l’intrigue, sans jamais réécrire l’histoire à la place de son auteur.
Récits intimes : corriger plus lentement, avec une main plus légère
Parmi ses réalisations figure Dépression post-partum mon amour, le récit de Laurie Lecomte : un témoignage intime sur la maternité, la souffrance et la résilience. Ce type de texte ne se corrige pas différemment sur le plan technique, explique-t-elle, mais il se corrige plus lentement, avec une main plus légère. Dans un récit personnel, la maladresse porte parfois la sincérité de l’auteur : une phrase peut buter parce que ce qu’elle raconte est difficile à dire. La modifier serait une erreur.
Elle distingue donc les passages où elle peut intervenir plus librement, comme la description d’une scène de crime ou un dialogue d’adolescents amoureux, de ceux où elle ne touche pas à la sensibilité portée par l’auteur. Devant un texte intime, elle ralentit, commente davantage et pose plus de questions. Elle s’accorde aussi plus de pauses, parce qu’on ne traverse pas certains récits sans en sortir un peu remué : on reste humain avant tout.
Les auteurs de livre témoignage le savent bien : pour un récit de vie, la confiance accordée au correcteur compte autant que sa technique. Savoir qu’une correctrice ralentit plutôt que de normaliser change la façon dont on lui confie son texte.
« De bonnes nouvelles des Invisibles » : un texte clair, une question d’accès
Carole Chassan a également travaillé sur De bonnes nouvelles des Invisibles, un recueil collectif de nouvelles, de poèmes et d’illustrations consacré à la lecture empêchée : illettrisme, dyslexie, analphabétisme, illectronisme. Le livre réunit vingt-huit contributions bénévoles, et ses recettes nettes sont reversées à l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) pour financer ses actions de terrain.
Ce projet a changé son regard sur son propre métier. Il lui a rappelé qu’un texte clair est d’abord une question d’accès : certaines personnes sont tenues à l’écart de l’écrit toute leur vie, et un texte mal ficelé referme une porte au lieu de l’ouvrir. Avant, elle voyait la correction surtout comme une affaire de rigueur technique. Depuis, elle sait qu’une phrase trop compliquée ou une tournure ambiguë peut suffire à faire décrocher quelqu’un qui lit déjà difficilement.
Le lien avec sa classe de CP est direct. Dans les deux cas, il s’agit de ne pas laisser la complexité du texte devenir un obstacle, et d’accompagner au contraire le déchiffrement de l’écrit. Pour un auteur, la leçon est simple : la clarté n’appauvrit pas un texte, elle l’ouvre à davantage de lecteurs.
Peut-on se passer d’une correction professionnelle en autoédition ?
Tôt ou tard, presque tous les auteurs autoédités se posent la question. Le budget est limité, la relecture personnelle semble suffisante, et la date de sortie approche. Nous avons demandé à Carole Chassan ce qu’elle répondrait à un auteur du RIA tenté de se relire « une dernière fois » plutôt que de faire appel à un professionnel. Sa réponse tient en trois temps : le mécanisme qui empêche de voir ses propres fautes, ce que les lecteurs retiennent d’un livre mal corrigé, et la façon d’adapter la prestation à son budget. Pour une vue d’ensemble, vous pouvez aussi relire pourquoi faire appel à des professionnels en autoédition.
Pourquoi on ne voit jamais ses propres coquilles
Elle commence par comprendre l’auteur. En autoédition, chaque euro sort de sa poche, et la correction est sans doute la ligne du budget la plus facile à rayer. Mais elle ajoute aussitôt : en relisant seul votre texte, vous relisez votre intention. Votre cerveau connaît la phrase, il la reconstitue, il rétablit tout seul le mot manquant. C’est un excellent réflexe de lecteur expérimenté, et c’est exactement ce qui vous empêche de voir vos propres coquilles.
On retrouve ici l’enseignement de la classe de CP : le lecteur averti compense. Or l’auteur est le plus averti de tous les lecteurs de son texte, puisqu’il l’a écrit. Il relit dix fois, il publie, et la faute lui saute aux yeux le jour de la sortie. Ce n’est pas une question de niveau en orthographe : même un auteur très à l’aise avec la langue reste aveugle à une partie de ses erreurs, faute de recul.
C’est d’ailleurs pour cette raison que la relecture de son propre manuscrit reste une première étape indispensable, mais pas la dernière. Elle nettoie ce que l’auteur peut voir ; le regard extérieur prend le relais là où l’œil de l’auteur ne voit plus rien.
Ce que les lecteurs retiennent d’un livre mal corrigé
Sans correction en amont, il n’y a pas de filet, résume-t-elle. Le texte part tel quel chez les lecteurs et chez les chroniqueurs, et chacun sait ce qui remonte en premier dans les commentaires quand un livre est mal corrigé : jamais l’intrigue. C’est injuste, parce que le livre peut être excellent. Mais c’est ainsi : le lecteur retient davantage le défaut de relecture que l’histoire.
Pour un auteur indépendant, l’enjeu est double. Il y a d’abord la réception de ce livre-là : avis en ligne, chroniques, bouche-à-oreille. Il y a ensuite la crédibilité de l’autoédition dans son ensemble, qui se construit livre après livre. Au-delà de l’orthographe, la sécurisation orthotypographique joue aussi un rôle : espaces, ponctuation, tirets de dialogue et majuscules forment ce que le lecteur perçoit sans toujours pouvoir le nommer.
Budget serré : discuter du niveau de prestation, pas de sa nécessité
Que faire alors quand le budget est vraiment limité ? Sa réponse est pragmatique : discutons du niveau de prestation, pas de sa nécessité. Une relecture finale sur un texte déjà très propre n’est ni le même travail ni le même tarif qu’une correction approfondie. Elle adapte toujours ses devis au budget du client, à ses délais et aux besoins essentiels de son texte, après avoir examiné un extrait.
Cette approche permet de sortir d’un faux dilemme entre « tout » et « rien ». Un auteur qui a déjà fait relire son texte par des bêta-lecteurs et retravaillé sa structure n’aura pas besoin de la même intervention qu’un auteur qui sort de son premier jet. Pour intégrer cette dépense à votre projet, notre méthode de calcul du prix d’un livre autoédité vous aide à l’anticiper dès le départ, plutôt que de la sacrifier au dernier moment.

corriger un roman
Carole Chassan, une correctrice qui ne juge pas les auteurs
Au fil de l’entretien, un fil conducteur se dessine : le respect de la personne derrière le texte. On le retrouve dans sa vie de lectrice, dans le lien qu’elle tisse entre ses deux métiers, et dans ce qu’elle aimerait que chaque auteur comprenne au moment de lui confier son manuscrit. Ces trois dimensions disent beaucoup de ce qu’un auteur peut attendre d’elle, et de la façon dont se déroule une collaboration avec Signes et Sens Correction.
Une lectrice passionnée, de @lire_et_elle aux manuscrits des auteurs
Carole Chassan partage son univers littéraire sur Instagram via @lire_et_elle. Cette vie de lectrice nourrit directement son travail : lire beaucoup, c’est entretenir l’œil et l’oreille. Elle voit passer des façons de faire, des rythmes, des styles et des audaces qui fonctionnent, ce qui la rend plus prudente avant de corriger. « On ne peut pas respecter une voix si on n’en a entendu que trois », observe-t-elle.
Cette proximité avec la communauté des lecteurs lui montre aussi ce que coûte une publication en autoédition. Elle lit des remerciements, discute avec des auteurs, voit leurs doutes. Elle garde ainsi en tête que derrière chaque manuscrit qui arrive dans sa boîte mail, il y a souvent des années de travail et une bonne dose de peur. On ne corrige pas de la même façon quand on s’en souvient.
De l’école au manuscrit : le même pont, pris par ses deux extrémités
Entre ses deux métiers, le lien lui paraît évident. Dans les deux cas, elle travaille à ce qu’un texte arrive intact d’une tête à une autre. À l’école, elle équipe les enfants pour qu’ils puissent recevoir les syllabes, les mots, les phrases, les textes. Avec les auteurs, elle prépare les textes pour qu’ils puissent être reçus. C’est le même pont, pris par ses deux extrémités, et c’est d’ailleurs l’image d’accueil de son site internet.
Il existe un autre point commun : dans les deux métiers, on corrige sans jamais humilier. On ne dit pas à un enfant de six ans que son travail est nul, on lui montre comment faire. Avec un auteur, c’est exactement pareil, avec un vocabulaire plus soutenu et un peu moins d’encre rouge. Pour qui redoute de recevoir un manuscrit couvert d’annotations, cette posture fait toute la différence.
Confier son manuscrit à Signes et Sens Correction
Si elle devait faire comprendre une seule chose aux auteurs, ce serait celle-ci : elle ne les juge jamais. Elle n’est pas là pour compter les fautes, mais pour que le texte arrive au lecteur exactement comme son auteur l’a rêvé. Elle travaille avec lui, pas à sa place. En autoédition, rappelle-t-elle, l’auteur porte seul tous les métiers du livre : auteur, graphiste, éditeur, maquettiste, attaché de presse. Faire appel à un correcteur, ce n’est pas déléguer une difficulté, c’est traiter son livre en professionnel.
Puis elle se reprend, avec le sourire : finalement, elle juge. Le seul jugement qu’elle porte sur les auteurs, c’est que chaque texte mérite qu’on s’en occupe bien, et qu’il doit être considéré comme celui de leur vie.
Pour travailler avec elle, consultez son profil dans l’annuaire du RIA ou son site Signes et Sens Correction. Elle examine votre demande et un extrait de votre texte, puis établit un devis adapté à votre projet, à vos délais et à votre budget. Vous pouvez aussi parcourir l’annuaire des correcteurs du RIA pour comparer les profils, et relire l’entretien avec Laurence Pasquet pour une autre approche du métier. Vous êtes vous-même correcteur, graphiste ou illustrateur ? Découvrez le RIA Pro pour être mis en avant auprès des auteurs indépendants.

