Sylvie Gier
Pour l’état-civil, je suis née en 1974, à Longeville-lès-Metz, dans l’Est de la France. Mais ma véritable vie démarre dans les livres, au milieu des mots. Ceux des albums lus et relus, des histoires entendues de la bouche des grands, des récits que je dévore. Je commence à écrire. Des nouvelles, des poèmes. Tout ce qui résonne en moi vient se briser là, sur la page. C’est par là que je me connecte aux autres et au monde, par là que je pressens que quelque chose d’infiniment profond peut surgir. Après des études de lettres, je travaille d’abord dans l’édition puis intègre le monde des bibliothèques. Je me forme en parallèle à l’animation d’atelier d’écriture et interviens auprès d’un public varié : associations, universités, entreprises et particuliers. En 2016, je quitte la fonction publique et crée mon entreprise pour accompagner les autres sur leur chemin d’écriture. Depuis 2025, j'ai déposé une marque, Pulpe - le meilleur des mots, pour ancrer mon approche de coach littéraire. Depuis 10 ans, j'ai accompagné près de 180 projets d'écriture, dont une trentaine jusqu'à la publication. Vous trouverez plus d'infos sur ce versant de mon activité sur mon site : https://pulpe-ecriture.fr En parallèle, je publie en revues et recueils collectifs. Je suis l’autrice du livre "De si petites ailes", un recueil de nouvelles et de fragments poétiques, publié aux Editions sur le Fil en 2017. Depuis la liquidation de mon éditeur en juin 2025, j'auto-diffuse la version papier, et j'ai auto-édité la version e-book du recueil complet, et d'extraits accessibles à l'unité. Je travaille actuellement à un nouveau recueil de nouvelles, ainsi qu’à un roman noir historique.
Réalisations
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De si petites ailes (livre complet) - broché LienAimer, effleurer sa solitude, apprivoiser le temps, chercher le beau, apprendre à exister avec l’autre — et sans lui aussi. Dans ce recueil de nouvelles, Sylvie Gier nous invite à traverser les émotions humaines avec une plume d’une grande sensibilité. Des hommes et des femmes y courent, s’épuisent, se relèvent, et parfois, ouvrent de si petites ailes, dont l’envergure suffit à recoudre une vie. Après avoir travaillé dans l’édition, devenue bibliothécaire puis coach littéraire, Sylvie Gier pose sur le monde un regard attentif et poétique. « Sylvie Gier possède une voix. Une patte. Un style. Elle a le sens de l’ellipse et celui de l’équilibre ; elle sait créer une ambiance avec peu de mots, capter au débotté la poésie du quotidien, s’insinuer sur la pointe des pieds dans les fissures de l’âme et en gratter l’écorce » , relève l’auteure Sylvie Callet. Entre introspection et élan vers l’autre, De si petites ailes est une ode à la fragilité, au courage et à la beauté des chemins que nous empruntons. -
De si petites ailes (livre complet) - numérique LienAimer, effleurer sa solitude, apprivoiser le temps, chercher le beau, apprendre à exister avec l’autre — et sans lui aussi. Dans ce recueil de nouvelles, Sylvie Gier nous invite à traverser les émotions humaines avec une plume d’une grande sensibilité. Des hommes et des femmes y courent, s’épuisent, se relèvent, et parfois, ouvrent de si petites ailes, dont l’envergure suffit à recoudre une vie. Après avoir travaillé dans l’édition, devenue bibliothécaire puis coach littéraire, Sylvie Gier pose sur le monde un regard attentif et poétique. « Sylvie Gier possède une voix. Une patte. Un style. Elle a le sens de l’ellipse et celui de l’équilibre ; elle sait créer une ambiance avec peu de mots, capter au débotté la poésie du quotidien, s’insinuer sur la pointe des pieds dans les fissures de l’âme et en gratter l’écorce » , relève l’auteure Sylvie Callet. Entre introspection et élan vers l’autre, De si petites ailes est une ode à la fragilité, au courage et à la beauté des chemins que nous empruntons.
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Extrait #1 _ Nouvelle "De si petites ailes" LienDans la nouvelle qui a donné son titre au recueil De si petites ailes, une mère et son enfant, sur une plage encore déserte, deviennent les silhouettes fragiles d’un drame intime. La mer respire, le vent veille, les mouettes tournent — témoins silencieux des luttes intérieures qui déchirent la jeune femme. Avec grâce et pudeur, la nouvelle glisse de la lumière au gouffre, de la douceur à l’effroi, sans jamais cesser de tenir l’équilibre. Un texte suspendu entre la violence et la tendresse.
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Extrait #2 _ Nouvelle_Boite noire LienDans la nouvelle « Boîte noire », un homme d’affaires en voyage professionnel réalise qu’il a oublié sur son bureau une boîte compromettante. Ce simple détail déclenche une montée d’angoisse feutrée qui, peu à peu, dévoile l’horreur de son secret. Le texte avance avec une précision chirurgicale, jusqu’à la chute brutale. Une nouvelle glaçante, d’une intensité narrative implacable, où la vie bien rangée se décompose sous nos yeux.
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Extrait #3 _ Nouvelle_Le sens de la marche LienDans la nouvelle « Le sens de la marche », extraite du recueil De si petites ailes, un homme endeuillé affronte un matin de neige qui semble ralentir le monde. Les pas crissent, les souvenirs remontent, la ville devient un labyrinthe où chaque détail renvoie à l’absence qui le ronge. Dans les lieux familiers surgissent les vestiges d’une vie aimée, d’un parfum, d’une silhouette. Tout converge vers une scène silencieuse et bouleversante où la douleur trouve une forme, un visage. La marche devient un chemin de mémoire, de perte et d’acceptation fragile. Une nouvelle d’une grande délicatesse, qui murmure l’essentiel.
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Extrait #4 _ Nouvelle_Un après-midi LienDans la nouvelle « Un après-midi », Prune a des heures devant elle, un rendez-vous prévu, un film à aller voir, un fils chez la voisine. Un simple après-midi, en apparence anodine. Mais la fatigue, le découragement, les déceptions accumulées effritent peu à peu son élan. Les gestes se brouillent, les pensées se dispersent. L’amitié qu’elle espère, les efforts qu’elle fait pour y croire encore, tout s’écroule doucement. Avec beaucoup de justesse, la nouvelle montre la solitude moderne, celle qui ronge sans bruit. Jusqu’à ce choix final, intime et mélancolique, qui dit toute la fragilité d’exister.
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Extrait #5 _ Nouvelle_Alice LienDans la nouvelle « Alice », Sylvie Gier s’intéresse à la jeune Alice qui fête ses douze ans dans un institut spécialisé. Elle ne parle plus depuis six ans. Autour d’elle, les soignants, les photos, les souvenirs recomposent une histoire qu’elle ne parvient plus à saisir. Peu à peu, le lecteur découvre la faille qui s’est incrustée dans le silence. Une nouvelle d’une grande pudeur, où la voix narrative caresse les blessures d’enfance avec douceur et lucidité. Un récit bouleversant, qui étreint sans jamais écraser.
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Extrait #6 _ Nouvelle_La rivière LienÀ travers la figure d’Albert, homme solide, père exemplaire, la nouvelle « La rivière » dévoile un passé enfoui qui ressurgit au bord de la mort. Une photo retrouvée, une rivière, un été lointain : tout remonte, lentement, dans une lumière trouble. Sous l’apparence du patriarche se cache un vertige, un drame ancien qui a modelé toute une existence. La langue oscille entre pudeur et intensité, entre mémoire et révélation. C’est un texte ample, poignant, où la vérité se faufile comme un courant souterrain.
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Extrait #7 _ Nouvelle_King Kong LienDans le froid mordant d’un matin, un homme sans abri se raconte. Son corps immense, souvent moqué, l’a transformé dès l’enfance en « King Kong ». Pourtant, derrière cette carapace, vivent la douceur, la fidélité, l’amitié, les rêves de chaleur. Le texte suit ses pensées, ses gestes minuscules, sa lutte pour rester propre, digne, vivant, dans un monde qui l’oublie. Une nouvelle lumineuse et poignante, où la poésie naît du bitume et du froid
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Extrait #8 _ Nouvelle_Demain matin LienDans le brouhaha chaleureux d’une soirée scolaire, une femme vacille intérieurement. À ses côtés, son compagnon parle avenir, promotion, appartement, enfant — autant de mots qui, pour elle, se referment comme une porte. Les gestes sont doux, presque tendres, mais quelque chose se fissure en elle et refait surface : un père disparu, une filiation fracturée, un désir de fuite. La nouvelle capture avec finesse ce moment où l’on comprend que l’on ne peut plus répondre aux attentes de l’autre, ni à celles que la vie semble exiger. C’est tendre, grave, suspendu. « Demain matin » est un texte vibrant sur la nécessité de choisir sa propre voie.
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Extrait #9 _ Nouvelle_1+1 LienUn déjeuner d’été, une maison ensoleillée, des préparatifs qui s’enchaînent… et sous la lumière, une inquiétude sourde qui traverse la protagoniste, virtuose du piano en repos forcé. Que se passe-t-il quand une vie trop pleine laisse soudain remonter la fatigue, le doute, l’attente d’autre chose ? Et puis il y a cet homme — un inconnu en apparence, mais dont la présence calme vient doucement la toucher. Avec lui, la tension se relâche. Dans une conversation simple, un lien naît : fragile, inattendu, apaisant. Le texte oscille entre la douceur du quotidien et ce vertige intime qui nous surprend quand quelqu’un, soudain, nous comprend sans nous connaître. Une nouvelle fine, sensorielle, délicatement humaine.
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Extrait #10 _ Nouvelle_Le fruit du hasard LienAu volant de son camion chargé de bananes, entre Trois-Rivières et Capesterre, un homme traverse la Guadeloupe comme on traverse une vie en train de basculer. La route déroule ses manguiers, ses palétuviers, ses souvenirs, mais surtout cette onde intérieure qui annonce une rupture profonde. Car au détour d’un regard, d’un geste, d’un hasard, une nouvelle histoire d’amour a surgi — déroutante, fragile, inévitable. Il comprend que rien ne pourra rester immobile. Une nouvelle sensorielle où l’île devient le miroir d’un cœur qui franchit sa propre frontière.
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Extrait #11 _ poésie et micro-nouvelles LienEntre poésie et micro-nouvelles, cet extrait de De si petites ailes rassemble un tryptique délicat, presque initiatique, où les personnages se tiennent à l’exact endroit où la vie change sans prévenir. Dans le poème « Le dernier jardin », c’est la traversée d’un espace intérieur, une avancée vers un refuge ultime où l’on accepte enfin de laisser derrière soi le bruit du monde. Dans « Deux heures », un homme attend une réponse pour une sortie sans importance apparente, mais qui réveille ses fragilités et l’oblige à composer avec ce qui vacille en lui. Dans « Jusqu’à 10 », la table d’opération devient l’autel d’un passage : celui où l’on abandonne son corps à d’autres mains, où le compte à rebours fait surgir un vertige mêlé de lucidité et de peur. Ces trois textes explorent le moment où quelque chose se défait ou se reconstruit, où l’on s’avance dans l’inconnu — parfois avec crainte, parfois avec grâce.
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Extrait #12 _ poésie et micro-nouvelles LienEntre poésie et micro-nouvelles, cet extrait de De si petites ailes rassemble un tryptique intime où l’on tente de retrouver son souffle. Dans « Nulle part le silence », la narratrice cherche un espace d’apaisement que le monde moderne lui refuse. Dans « 50 secondes », c’est le corps qui crie, qui encaisse, qui s’arc-boute pour tenir debout entre rage contenue et désir d’échapper à l’étau du quotidien. Dans « 12-25 », le passé remonte comme un écho persistant : une carte, une adolescence, un père absent, autant de traces qui façonnent en silence ce que l’on devient. Ces trois textes racontent la lutte invisible que chacun mène contre ses propres bruissements — qu’ils soient sonores, physiques ou mémoriels. On y avance en équilibre fragile, porté tantôt par la colère, tantôt par la nostalgie.
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Extrait #13 _ poésie et micro-nouvelles LienDans « Jeunesse », l’éternité éclate comme une évidence : deux corps en mouvement, un souffle d’été, la certitude que cet instant restera gravé, vibrant, lumineux. Dans « Un quart d’heure », l’éternité prend une autre forme : celle des choses qui se répètent, des gestes quotidiens, du monde qui glisse toujours pareil — jusqu’à rendre étrangement flottants les moments où l’on cesse de répéter, où l’on est simplement là, légèrement décalé du réel. Dans « 10 minutes », c’est une éternité qui s’est enfuie : le deuil a dissous la continuité du temps, et le personnage s’accroche à un minuscule refuge pour sentir encore, quelques instants, la trace de ce qui fut. Trois textes, trois éternités qui se répondent : celle qui nous exalte, celle qui nous engloutit, et celle qui nous manque.