Florence Muse

Florence Muse

Auteur France et Estonie

Présentation

Je suis Florence Muse. Anthropologue, professeure et autrice. J'ai quitté la France il y a dix-neuf ans pour vivre sur plusieurs continents, portée par ma profession. J'écris depuis toujours des histoires où les gens comme moi ont une place. Mon imaginaire s'est construit entre les intrigues de Versailles, le cyberpunk, les mangas et les dystopies orwelliennes — La Princesse d'Ébène, mon premier roman, est un mélange de tout ça. Sept ans de ma vie pour construire un monde complexe et hors des sentiers battus. Je vis aujourd'hui entre Paris et Tallinn, en Estonie, où le Livre II prend vie. Mon père me glissait des phrases de Victor Hugo dans l'oreille avant que je m'endorme. Sa voix ralentissait, les mots s'étiraient, et je partais avec eux. Il m'a fait traverser les rues sombres des Rougon-Macquart, courir à perdre haleine avec les trois mousquetaires, croire que les livres étaient des territoires où tout devenait possible. C'est lui qui m'a appris que la littérature française m'appartenait, elle aussi. Moi, fille d'immigrés d'une ancienne colonie française, née en banlieue parisienne dans les années 80. Les intrigues de la cour de Versailles m'ont donné envie de comprendre le pouvoir, ses codes, ses jeux invisibles. J'ai étudié l'histoire pour mettre des mots sur ces mécanismes. Les aventures d'Indiana Jones m'ont entraînée ailleurs, vers les terrains, les cultures, les récits des autres : je me suis tournée vers l'anthropologie. Plus tard, je suis devenue professeure de didactique du français, parce que transmettre une langue, c'est aussi transmettre une manière d'habiter le monde, et cette idée ne m'a jamais quittée. Et puis il y a la science-fiction. Grandir seule fille au milieu de cinq frères, entre Star Wars, Star Trek et Stargate, c'était apprendre très tôt à naviguer dans des univers où l'imaginaire sert à penser le réel. Ces mondes lointains, ces technologies futuristes, ces sociétés inventées m'ont offert un espace où les règles pouvaient être déplacées, renversées, réécrites. Derrière ces choix, pourtant, il y avait un manque à combler. J'aimais la littérature française et l'histoire de France d'un amour transi — celui qu'on donne tout entier à quelqu'un qui ne vous aime pas pareil. Je lisais, j'apprenais, j'admirais, mais je ne me voyais pas. Alors, très tôt, j'ai commencé à réécrire l'histoire. D'abord en silence, dans des cahiers, en changeant les visages, les trajectoires, les histoires de vie. C'était une manière de déplacer les lignes, de me donner une place là où elle ne m'était pas offerte. Mon rapport à l'écriture s'est construit ainsi, dans ce geste presque instinctif de réparation. Écrire, pour moi, ce n'est pas seulement raconter : c'est rectifier, réinventer, exister. C'est faire vivre des personnages qui me ressemblent et qui, pourtant, ont toujours été absents des récits que j'aimais. Au fil de mon parcours d'anthropologue, je me suis spécialisée dans les interactions homme-machine et l'intelligence artificielle. Là encore, il s'agissait de comprendre comment nous façonnons des systèmes et comment ces systèmes, en retour, nous transforment. La technologie révèle nos logiques, nos biais, et les amplifie. Elle devient, d'une certaine manière, la mémoire de nos âmes. Cette approche nourrit directement mon écriture : elle me permet de représenter la technologie sans la détacher de celles et ceux qui la conçoivent et l'utilisent, de la garder à hauteur d'humain. La Princesse d'Ébène existe depuis que je suis toute petite. Elle a changé de forme, de nom, de visage, mais elle a toujours été là. Et elle s'est concrétisée pendant mes vies à l'étranger. En Inde, j'ai été confrontée à une organisation du monde où l'inégalité est inscrite dans les corps et les noms. Les castes sont officiellement abolies, mais elles continuent de structurer les vies, les possibles, les silences. Cette réalité m'a obligée à regarder autrement les hiérarchies sociales et à comprendre que l'oppression n'a pas besoin de se nommer pour exister. En Afrique du Sud, j'ai découvert ce que signifie tenter de construire du commun après l'innommable : vivre avec une histoire qui ne passe pas, mais qu'il faut malgré tout traverser ensemble. J'y ai aussi découvert une vitalité, une créativité, une vision du futur que l'Occident peine encore à regarder en face ce que certains appellent l'afrofuturisme, et qui irrigue directement l'univers de mon roman. À Hong Kong, j'ai appris une autre forme de résistance, plus discrète, plus intérieure. La philosophie chinoise m'y a enseigné la patience et la durée. Vivre dans cette jungle urbaine où tradition et technologie se côtoient main dans la main a révélé la dimension punk du roman : la résistance par l'esthétique, la subversion par le style. Chacun de ces lieux a laissé une trace dans mon écriture. Pas comme des décors, mais comme des couches, des tensions, des manières de penser le pouvoir, la contrainte et la liberté. Ils ont nourri La Princesse d'Ébène, lui ont donné ses langues, ses silences, ses conflits, son architecture, sa philosophie. Aujourd'hui, j'écris pour relier tout cela. L'enfance et les livres, les absences et les réécritures, les voyages et les systèmes, les héritages et les projections. J'écris pour faire tenir ensemble des mondes qui, trop souvent, sont pensés séparément. Et surtout, j'écris pour créer des espaces où d'autres pourront, à leur tour, se reconnaître sans avoir à demander la permission. Je vis aujourd'hui à Tallinn, en Estonie, où je me suis installée avec ma famille. C'est là que le Livre II de La Princesse d'Ébène prend vie.

Mon métier en une phrase

Autrice de roman dystopique et anthropologue, je suis obnubilée par les princesses punk, les amours impossibles, la royauté et les histoires de science-fiction aux mondes alternatifs.

Mon univers et mon parcours

La Princesse d'Ébène est née dans le RER, entre la banlieue et Paris — cette frontière invisible, géographique et sociale, que certains franchissent chaque matin pour travailler au cœur du pouvoir avant de rentrer dormir de l'autre côté. Mes parents viennent du Bénin. Ma grand-mère paternelle était adepte vaudou. Les hivers de mon enfance sentaient la cheminée et les récits de mon père. J'ai retrouvé ces histoires adulte, devant les artefacts de l'empire du Dahomey spoliés pendant la colonisation — ce choc m'a conduite au Bénin, puis vers une thèse sur la pharmacopée et l'ésotérisme béninois. Mes recherches en anthropologie de l'intelligence artificielle ont fait le reste : que se passe-t-il quand la technologie hérite des biais de ceux qui l'ont conçue ? La fiction dystopique était la seule forme capable de tout contenir. L'uchronie, le seul espace pour poser la question autrement : Et si la Révolution française n'avait jamais eu lieu ?

Ce que je propose concrètement

La princesse d'Ébène est la partie I d'une saga de 3 romans YA dystopiques. Une histoire au long cours qui suit la quête d'une jeune femme déterminée à revendiquer sa place dans une société libre. Un récit uchronique dans lequel la France n'a jamais connu la Révolution, et où cette jeune femme découvre qu'elle est la clé d'une résistance souterraine vieille de plusieurs siècles. Le roman mêle science-fiction, punk, afro-futurisme, monarchie absolue et romance interdite. Chaque personnage principal prend la parole en son propre nom, à la première personne. On entre dans leur corps, dans leur tête, dans leurs doutes. La Partie II est en cours d'écriture. Je travaille actuellement avec la maison d'édition québécoise La Rocade qui m'aide pour l'auto-édition, ainsi qu'à une adaptation en anglais. La suite ? Une version manga, et pourquoi pas l'adaptation une cinématographique. Mon rêve! Cette aventure, je souhaite la vivre moins seule, en rencontrant d'autres auteurs et professionnels du livre qui comprennent ce que signifie créer en dehors des sentiers battus.

À qui je m'adresse

La Princesse d'Ébène s'adresse à un lectorat young adult et adulte, amateur de dystopie et d'uchronie. Pour les lecteurs qui cherchent des personnages complexes, une romance à haute tension et un univers construit avec rigueur. Mais aussi pour tous ceux qui, un jour, ont cherché leur place, Waris est une héroïne en quête de construction identitaire qui peut parle à chacun d'entre nous.

Mon approche de travail

Cela fait huit ans que je me lève très tôt les matins de week-end. Dans le calme de Tallinn, les oiseaux d'Estonie ponctuant le silence, hiver comme été. Ce n'est pas de la discipline, c'est un rituel. Le seul moment où la dispersion ordinaire de ma vie s'arrête. Dans la vie, je suis maman avant tout, multitâche, essayant d'être un peu tout à la fois. Mais quand j'écris, tout cela cède. Il ne reste que le texte, les personnages, les questions que je n'arrive pas à poser autrement. Mon approche est lente et documentée. Je n'invente pas à partir de rien : je construis à partir de ce que j'ai étudié, traversé, habité. Les recherches précèdent toujours l'écriture et parfois de plusieurs années. Le roman absorbe les savoirs sans les afficher, les transforme sans les trahir. Ce que le lecteur reçoit comme fiction a souvent commencé comme enquête. J'écris aussi pour me soigner. Mais pas seulement. J'écris parce que certaines questions ne trouvent leur forme que dans la fiction et que la fiction, contrairement à l'essai ou au rapport, peut les poser sans avoir à les résoudre.

Mon expérience et mes références

La Princesse d'Ébène est mon premier roman de fiction, fruit de huit ans de travail. Il paraîtra en juillet prochain. En parallèle de l'écriture, je publie régulièrement des articles sur la littératie du futur et l'usage des technologies en éducation sur le site Eductive. Un travail de réflexion qui nourrit directement mon univers romanesque. Je suis présente sur Instagram sous le compte @FlorenceMuse et sur mon site d'autrice https://princesse-ebene-florence-muse.netlify.app, où je partage mon parcours, des extraits du roman et les coulisses de la création.

Pourquoi me contacter ?

Je suis ouverte aux collaborations, en particulier autour de l'adaptation de La Princesse d'Ébène en manga ou en bande dessinée. Si vous êtes illustrateur, scénariste ou professionnel du monde de l'image, ce projet est fait pour nous rencontrer. Au-delà de la saga, j'ai plusieurs projets en cours : les deux tomes suivants de La Princesse d'Ébène, un guide destiné aux conjoints d'expatriés, et un essai sur le système éducatif français des années 80. Des projets aussi divers que mon parcours. Pour collaborer, échanger ou simplement suivre l'aventure, contactez-moi à flomuse@gmail.com ou rendez-vous sur www.princessedebene.com ou sur ma page Instagram @FlorenceMuse_autrice

Ma touche personnelle

Mon écriture veut ouvrir des horizons. Mettre en valeur la complexité de la France, de son histoire et de l'histoire de ses populations. C'est ce qui la rend, dans la réalité des choses, libre, égalitaire et fraternelle.

Réalisations

La princesse d'Ébène : l'obéissance comme destin
La princesse d'Ébène : l'obéissance comme destin Voir

Dans un Empire oppressif, Waris découvre qu'elle descend d'une princesse africaine, amante secrète du roi de France. Héritière d'un secret vieux de plusieurs siècles, elle devient malgré elle la clé d'une résistance qui va renverser tout un système vieux de 500 ans. Une dystopie afrofuturiste portée par une héroïne hors du commun.

Informations

Auteur
France et Estonie
Membre depuis 03/2026