Marlen Sauvage

Marlen Sauvage

Auteur

Présentation

J’ai longtemps considéré que ma vie avait été chaotique – de nombreux déménagements dans mon enfance alors que mon père était militaire ; une vie personnelle secouée par la perte brutale du père de mes enfants ; une vie professionnelle partagée entre le privé, le public et l’indépendance… Et puis, il m’est apparu que le fil rouge de cette vie avait été l’écriture. À onze ans, j’écrivais un premier roman policier, évanoui au cours d’un changement de maison ; à l’adolescence, des poèmes et plus tard des nouvelles, des petites fictions, des histoires pour enfants… Avec toujours pour compagnon de fin de journée, mon journal intime. J’ai par ailleurs toujours beaucoup aimé lire, la bibliothèque parentale me fournissant en auteurs divers, de Barbey d’Aurevilly à Hervé Bazin, Henri Troyat ou François Mauriac. Ma vie professionnelle, que je débutai en entreprise, et très vite dans le journalisme, fut, elle aussi consacrée à l’écriture, avec une expérience de traductrice en vulgarisation scientifique. Passionnée par les langues étrangères, diplômée du British Council, j’occupai un premier poste de journaliste dans une entreprise américaine, spécialisée dans l’informatique. Diplômée du CFPJ * comme rédactrice et secrétaire de rédaction, je travaillai ensuite pour des supports dans divers domaines : formation, management, vulgarisation médicale, sanitaire et social, sciences humaines, culture… Au fil du temps, je me spécialisai dans le traitement du portrait et dans l’interview, ce qui m’amena à rencontrer en chair et en os celles et ceux qui faisaient l’actualité : Érik Orsenna, Michel Fitoussi, Joël de Rosnay, Robert Rochefort, Hubert Reeves, Jacques Attali, Catherine Vidal, Marc Lachièze-Rey, Jean-Michel Besnier, Yves Coppens, Etienne Klein, Edgar Morin, Axel Kahn, Albert Jacquard, Robert Kast, Bernard Gazier, Roger Sue, Jamila Ysati, Patrick Viveret, Olivier Py, Irène Théry, Jean-Claude Guillebaud, Pierre-André Taguieff, Noëlle Lenoir, Christophe Dejours, etc. Entretemps, j’avais choisi l’indépendance et créé une structure ad hoc. Il était clair pour moi que j’irais au fil du temps vers l’écriture proprement dite, et que je m’y consacrerais. Je suivis les ateliers d’écriture chez Elisabeth Bing (Paris) pendant trois ans. Puis je décidai de quitter la région parisienne et je m’installai en Cévennes lozériennes pour ouvrir un gîte et des chambres d’hôtes. Quel culot ! Je vivais en montagne, dans une grande maison de pierre, cultivant le jardin qui me permettait de nourrir mes hôtes, cuisinant avec bonheur pour un public hétéroclite : randonneurs, familles, amoureux venus goûter la solitude du lieu. Je réalisai ainsi un autre de mes rêves : ouvrir un restaurant. Une occupation qui ne me nourrissait pas, ceci dit, et qui ne pouvait se concrétiser que durant l’été. Je travaillai très vite avec le Parc national des Cévennes, organisant des balades écriture pour faire connaître le territoire. Mais aussi avec un centre de loisirs, des maisons de retraite, des hôpitaux, un GEM, les écoles et collèges des vallées environnantes, une maison d’arrêt, l’antenne universitaire de Perpignan basée à Mende… Il n’existait, que je sache, aucun autre animateur d’ateliers durant ces années, en Cévennes. Je créai ainsi des ateliers auprès d’enfants, de personnes âgées, de prisonniers, d’étudiants, de touristes et des habitants de villages voisins. Je faisais écrire et… j’écrivais ! Je participai à l’écriture de deux livres publiés par le Parc, consacrés à la châtaigneraie cévenole et aux Grands Causses. Pour continuer d’être répertoriée par la DRAC, le diplôme de journaliste ne suffisant plus, je passai le diplôme universitaire d’animateur d’atelier d’écriture à l’université Paul Valéry, à Montpellier. Dès 2012, je suivis les ateliers de François Bon, participant à des publications collectives (Tiers Livre) juste après avoir publié un roman policier, écrit à partir d’ateliers menés auprès de jeunes enfants de 9 à 14 ans. Les rencontres de la vie m’emmenèrent alors plusieurs années en Tunisie animer des ateliers organisés par l’Institut culturel pour des étudiants en journalisme ou en communication. Je n’ai pas encore parlé de la généalogie, une passion ancienne. Ballottée par la vie dès mon enfance, j’ai toujours regretté d’être de « nulle part » ! C’est sans doute ce qui a attisé ma curiosité pour mes ancêtres installés dans le Nord, du côté paternel, et en Bourgogne, du côté maternel. Depuis les années 1980, j’ai reconstitué plusieurs générations de part et d’autre, les recherches étant grandement facilitées depuis l’apparition d’Internet. Mon goût pour l’histoire, ma formation de journaliste aidant, je suis partie en quête d’informations auprès des plus ancien.ne.s de la famille. J’ai pu retracer ainsi quelques trajectoires, en m’appuyant sur les faits pour les plus proches aïeux, puis sur mon imaginaire pour les plus anciens ! Très intéressée aussi dès mon adolescence par la tarologie, je me suis formée à cette discipline comme outil de connaissance de soi. En 2022, les éditions Unicité ont publié mon manuscrit Éclats et Fissures, un ensemble de textes consacrés à la perte, à l’absence et à l’oubli. Depuis, j’ai publié en auto-édition deux livres de portraits et destins écrits à partir de personnes de ma généalogie. Mon dernier récit de vie, Oublier l’enfance, est en attente de publication chez La p'tite Hélène éditions. Un livre de haïkus est en cours de finalisation, chez une illustratrice. Et je travaille à un prochain roman qui parlera des femmes et du patriarcat. En dehors de l’écriture, je consacre mon temps libre à l’accompagnement bénévole en soins palliatifs, depuis 2020. Et plus récemment, je participe à un collectif qui souhaite instaurer dans notre région une caisse locale d’alimentation. *Centre de formation professionnelle des journalistes, à Paris.

Mon métier en une phrase

Autrice de récits de vie, de nouvelles et de fiction, de textes poétiques.

Mon univers et mon parcours

Journaliste rédactrice et secrétaire de rédaction, traductrice, grande lectrice aussi. J'ai publié des textes dans des ouvrages collectifs et des revues [Tiers Livre, La Piscine, Rumeurs, APA (Association pour la promotion du patrimoine autobiographique)]. Depuis 2012, plusieurs livres issus ou non de résidences d'auteur, puis en auto-édition, et dans de petites maisons d'édition.

Ce que je propose concrètement

Des récits de vie écrits à partir de recherches sur les individus, sur leur époque et sur leur réalité sociale. Mais aussi des récits qui s'inscrivent dans la fiction quand les sources manquent et, pour les personnages, le recours à un outil de connaissance de soi issu de la tarologie.

À qui je m'adresse

Un public intéressé par l'histoire, la culture et la société.

Mon approche de travail

Le travail de documentation, d'immersion dans le passé de mes personnages est ce qui me demande le plus de temps avant celui de l'écriture proprement dite. J'aime aller sur leurs lieux de vie, que ces personnes aient existé ou non. Les manières de vivre de l'époque, l'habillement, la langue locale mais aussi leur environnement géographique et architectural sont autant d'éléments qui me permettent d'imaginer une vie.

Mon expérience et mes références

Plusieurs projets écriture/théâtre menés dans les années 2008-2014 avec la Maison pour Tous de Marvejols, en Lozère (Le Bal des animaux, Les Années folles, etc.). En 2009, écriture d'une fable écologique "J'ai mal à la Terre" avec la Fédération des écoles de musique des Hauts Gardons (https://les-ateliers-du-deluge.com/2011/07/13/2009jai-mal-a-la-terre-spectacle-musical/) pour les dix ans de la Fédération. Création d'un journal avec les détenus de la maison d'arrêt de Mende, Celluloïd, 2010. Création d'un jeu de l'oie avec une plasticienne, pour et avec les résidents du GEM de Mende, en 2014 (https://les-ateliers-du-deluge.com/2015/09/30/le-jeu-de-loie-du-gem-de-mende/) Mes publications : Deux livres publiés en auto-édition, portraits et destins : Les Cliche (2022), Destins de femmes (2025). Eclats et fissures, éditions Unicité, 2023. Nous, animateurs d'ateliers d'écriture, éditions Gros Textes, 2018. Contribution à Climats, une anthologie trilingue de haïkus en français, bulgare et italien, éditions Nastro et Nastro, 2018. Crime à la Lunette, 2012, éditions des Ateliers du déluge, avec la Maison pour Tous de Marvejols, la Ville de Marvejols et le Conseil départemental de la Lozère.

Réalisations

Pas encore de réalisations.

Informations

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Membre depuis 08/2026