Bernard Soulié-Arrighi est né dans le Tell Atlas, en Algérie. Sa mère a quitté la Corse pour l’Algérie à l’âge de 7 ans. D’origine aveyronnaise, la famille de son père y est déjà installée depuis la génération précédente. 1962 marque le retour en France métropolitaine, d’abord en région lyonnaise, en banlieue parisienne et finalement entre Belleville et les Buttes-Chaumont. La sortie de l’enfance et les années d’adolescence de l’auteur porteront l’empreinte des difficultés vécues par ses parents. Le temps de la lumière et de la vie hors du monde est loin. Faire face aux besoins de la famille est la priorité. Les enfants doivent apprendre à se débrouiller seuls dans une modernité peu accueillante, parfois même hostile. Bernard multiplie les expériences d’un quotidien sans lendemain mais apprend rapidement. Il découvre presque par hasard l’université et le droit. C’est une révélation. Il devient magistrat pénaliste : juge des enfants, juge d’instruction, procureur, président de tribunal correctionnel puis rejoint l’Inspection générale de la justice. Mais les rêveries qui ont pu être son refuge accompagnent sa marche depuis toujours. En 2021, il raccroche sa robe et laisse s’épanouir sa passion pour une écriture fictionnelle nourrie de son parcours.
Auteur de romans, nouvelles et récits de voyage fictionnels, Bernard Soulié-Arrighi a d’abord été magistrat pénaliste. Son premier roman explore la mémoire de son histoire familiale, de l’Algérie à Paris, puis en Corse. Il puise également dans son expérience, pour analyser le mécanisme du passage à l’acte, entre une lente maturation et le poids d’une parole, dans le basculement d’un homme dans le crime. Dans la suite de ses récits, l’auteur se détache définitivement de sa propre histoire. Il échappe au tropisme de son parcours professionnel, tout en se nourrissant d’une connaissance singulière des hommes et de la société. La trame de ses récits est directement issue de son parcours de magistrat. Dans une confrontation parfois brutale avec l’humanité irréductible des comportements humains, la justice a été pour l’auteur un laboratoire d’analyse et lui a permis de se situer dans la société. C’est cet enrichissement personnel qu’il rend aujourd’hui dans son travail. Il utilise pour cela plusieurs genres littéraires faisant écho à des expériences vécues dans des univers très différents, romans, essais, nouvelles, contes philosophiques et théâtre.
En écoutant les autres raconter leurs souvenirs d’enfance, Bernard Soulié-Arrighi s’interroge sur ses propres souvenirs. Pour tout un chacun, ils sont présents, accessibles. Les siens sont insaisissables et profondément enfouis entre les couches successives d’une mémoire sédimentée. Il les recherche aujourd’hui dans l’écriture, avec autant de persistance qu’il avait dû s’appliquer à les oublier. Il n’en reste plus que des morceaux épars, furtifs, sans autre lien entre eux que l’histoire de son déracinement. C’est la raison pour laquelle il retourne en Corse, dans le village natal de sa mère. Il voulait échapper à la banalité d’un voyage en avion, en profiter pour ressortir sa moto, et réaliser un vieux rêve de voyage en solitaire. C’est l’histoire qu’il raconte dans Des lieux en nous. Ce premier roman explore le passage à l’acte criminel dans la spécificité de la culture insulaire. L’auteur y décrit des lieux, pour parler des gens, de l’identité, de la violence et du déracinement. Désormais délivré du poids de cette culture familiale, Bernard Soulié-Arrighi regarde avec plus de détachement et peut-être un peu de dérision, la société d’aujourd’hui. Il raconte alors L’histoire prodigieuse de Colin Khazar, dans une suite de sept nouvelles philosophiques et burlesques, en forme de conte moderne. Il entraine son lecteur à la découverte de la réalité cachée d’un monde risquant à tout moment de basculer entre l’insignifiance et l’oubli. Il rend drôle une société souvent ubuesque, que l’on pourrait parfois être tenté de prendre au sérieux. L’auteur revient ensuite dans le monde de la justice pénale, pour regarder comment la société des hommes dispose de la vie de ceux qui s’affranchissent de la Loi. La Peuche raconte l’histoire d’une bande de voyous des années soixante-dix et la réinsertion de son personnage principal. Avec un peu d’humour et de légèreté, Bernard Soulié-Arrighi s’amuse ici à caricaturer gentiment magistrats et policiers de cette époque. Les trois ouvrages sont publiés en ligne en autoédition sur The Book et Amazon Kdp. Dans chacun de ses récits, Bernard Soulié-Arrighi ne cesse de fouiller l’âme humaine et les contradictions qui l’animent. En restant toujours bienveillant, son regard invite le lecteur à s’interroger sur lui-même et sur la manière dont nous faisons société. Il travaille actuellement sur deux nouveaux manuscrits non encore publiés.
Un mot peut suffire à transformer un destin. C’est en même temps le point de bascule de Des lieux en nous et son dénouement. Dans cette histoire inspirée de faits réels, une menace mortifère adressée d’une seule parole est d’une telle puissance émotionnelle qu’elle révèle la véritable personnalité de celui qui la reçoit et se retourne contre celui qui la prononce. L’auteur montre que l’action souterraine de la parole agit directement sur la réalité. Ce premier roman est un voyage initiatique dans les profondeurs de l’âme humaine et une rencontre avec la Corse. Au travers d’un récit profond et détaillé, l’auteur propose un regard inédit sur l’histoire contemporaine de la Corse, le déracinement, le retour et leur lien avec la question de l’identité. Avec l’histoire prodigieuse de Colin Khazar, l’auteur s’éloigne de la réalité dans un monde imaginaire comme dans un miroir, en même temps déformant et révélateur, des peurs et des dérives du monde actuel. La Peuche questionne la possibilité d’une seconde chance pour ceux qui souhaitent se racheter après avoir dérivé sur le chemin de la délinquance.
À partir de son expérience, Bernard Soulié-Arrighi explore les déterminismes psycho sociologiques pour les mettre à la portée de lecteurs curieux de découvrir d’autres univers, parfois poétiques, parfois marginaux. Les questions de l’identité, de l’insertion, du déracinement, de la violence, de la solitude existentielle et de la difficulté à communiquer nourrissent ses récits. Il s’adresse aux lecteurs qui s’interrogent sur le sens de la vie en société, en particulier lorsqu’elle se manifeste par des actes inattendus, imprévus, susceptibles de bouleverser une vie.
Le parcours et l’expérience de vie de l’auteur irriguent une réflexion singulière sur l’individu et la société.
Il est question de la passion qui anime tous les auteurs. Écrire ! Pour certains, c’est un pensum. Dans sa carrière, l’auteur a beaucoup écrit. C’était une obligation inhérente à ses fonctions. Mais elle ne lui a jamais pesé, bien au contraire. Il a rédigé des rapports, des conclusions, des réquisitoires, des ordonnances, des jugements…Il a analysé, synthétisé, expliqué. Une décision de justice est le résultat d’une longue élaboration. C’est une œuvre riche et complexe, à la croisée de nombreux chemins. Elle est normée de toutes parts, c’est nécessairement le produit d’un raisonnement logique. Et pour cette raison, elle doit être expliquée. Un réquisitoire, une ordonnance, un jugement doivent rendre compte par écrit, des motifs de la décision prise. Le raisonnement peut en être contesté. C’est une garantie d’équilibre, une discussion qui appelle la contradiction, et cette exigence est une liberté publique fondamentale. L’écriture et la littérature sont un dialogue avec un autre inconnu, un pas confiant vers autrui, un partage parfois difficile de nos mondes intérieurs. Cette démarche très personnelle est adressée à un lecteur. Avec son premier roman, dont il fallait qu’il se libère, Bernard Soulié-Arrighi a découvert une véritable passion d’écrire. Ce roman a été suivi de nouvelles, puis d’autres récits mis au monde pour leur donner vie, en espérant comme lorsqu’on enfante, que celle-ci sera heureuse et longue. Ce travail d’auteur a été cité dans le Figaro littéraire en janvier 2026 et a fait l’objet d’articles dédiés, dans la revue hebdomadaire de la Haute Saintonge en mars 2026 et dans le quotidien Sud-Ouest en avril 2026.
Pour présenter mes ouvrages et ma démarche d’auteur à l’occasion d’évènements littéraires, organiser des séances de lecture publiques et de signatures, obtenir des exemplaires dédicacés.
Mon background culturel oriente une manière de décrire et de raconter. L’ombre et la lumière, la violence et la douceur. La loi, la norme, l’ordre et le chaos intérieur. La diversité du monde.
Pas encore de réalisations.