Paul Tronka est un auteur indépendant français installé à Saint-Étienne. Il écrit des romans, des récits courts et des textes plus personnels. D’un livre à l’autre reviennent certains thèmes qui traversent son travail : les lieux, la mémoire, les liens familiaux, les départs, l’absence et ce qui demeure lorsque les vies changent. Son parcours d’écriture s’est construit en dehors des circuits littéraires traditionnels, progressivement, livre après livre. Certains textes en ont appelé d’autres et plusieurs ensembles se sont ainsi formés, comme le Cycle du Miroir, avec Deux fois l’eau et Le miroir de Stein, L’autre côté des jours, composé de Là-bas et Lou, ou encore les Chroniques de l’hiver. Avec Twin Lakes, il déplace son univers dans une petite ville du Wisconsin, découverte et explorée à distance avant de devenir le territoire d’une fiction. Le roman suit Marianne et son fils Eliott après leur installation dans cette communauté. À travers eux et les personnages qu’ils rencontrent, le livre s’intéresse aux vies ordinaires, aux relations qui se construisent lentement, aux histoires familiales, aux retours et à la manière dont chacun cherche ou retrouve sa place. Paul Tronka écrit également en dehors de la fiction. Dans Personne ne commence ici — Lieux, départs et écriture, il revient sur les maisons quittées, les départs, les années vécues au Japon, les langues, la musique et la lecture, et cherche à comprendre comment ces expériences ont progressivement façonné sa manière de regarder le monde et d’écrire. La lecture occupe elle aussi une place importante dans son travail. Il publie des textes consacrés à des auteurs classiques ou contemporains et s’intéresse également aux œuvres d’autres auteurs indépendants. Lire et écrire ne constituent pas pour lui deux activités séparées : l’écriture se nourrit aussi de ce que les autres ont écrit, transmis ou simplement donné envie de regarder autrement. Son choix de l’autoédition s’inscrit dans cette volonté d’indépendance. Elle lui permet de construire son travail à son rythme, avec ses réussites, ses imperfections et ses évolutions, tout en conservant une grande liberté dans l’écriture et la publication. Difficile, enfin, de réduire son écriture à un genre unique. Ce qui l’intéresse se trouve souvent dans des choses simples : une maison, une conversation, quelqu’un qui revient, quelqu’un qui part, un paysage que l’on croyait avoir oublié ou une relation qui change presque sans qu’on s’en aperçoive. Écrire est peut-être, pour lui, une façon de regarder un peu plus longtemps ce qui risquerait autrement de passer inaperçu.
Auteur indépendant à Saint-Étienne, j’écris des romans, récits courts et textes littéraires autour des lieux, de la mémoire, des liens humains et de ce qui demeure des vies ordinaires.
J’écris en indépendant, en dehors d’un parcours littéraire traditionnel. Mes textes sont nés progressivement de mes lectures, de la musique, des langues, des voyages et des lieux qui ont compté dans ma vie. Certains de mes récits prennent racine près de chez moi, dans le Forez ou à Saint-Étienne ; d’autres m’ont conduit vers le Japon ou, plus récemment, jusqu’à Twin Lakes, petite ville du Wisconsin devenue le décor d’un roman. Je m’intéresse moins aux événements extraordinaires qu’à ce qui se joue discrètement entre les êtres : la confiance qui se construit, les absences, les départs, la mémoire des lieux, les rencontres et ces moments apparemment ordinaires qui finissent parfois par changer une vie. L’autoédition me permet de mener mes projets de leur écriture jusqu’à leur publication, tout en continuant à apprendre à chaque livre.
Je publie mes propres romans, récits courts et textes littéraires en autoédition. Je partage également autour de mon travail d’écriture, de la fabrication de mes livres et de mes lectures. Je suis présent sur ce réseau avant tout pour échanger avec d’autres auteurs et professionnels du livre, découvrir leur travail et faire connaître progressivement le mien.
Mes livres s’adressent aux lecteurs qui aiment les récits où l’atmosphère, les personnages et les lieux comptent autant que l’intrigue. À ceux qui acceptent qu’un roman prenne son temps, s’attarde sur les gestes ordinaires, les silences, les relations qui se construisent et ce qui se joue parfois dans presque rien. Je cherche avant tout à rencontrer des lecteurs curieux, mais aussi à échanger avec d’autres auteurs indépendants et avec celles et ceux qui font vivre les livres.
J’écris beaucoup à partir des lieux. Je les observe, je me documente, je cherche leur géographie, leur histoire et leurs détails avant d’y laisser entrer la fiction. Je travaille ensuite par reprises successives, avec une attention particulière au rythme, aux dialogues et à ce qui peut être suggéré plutôt qu’expliqué. Je ne cherche pas nécessairement les grandes péripéties : ce qui m’intéresse est souvent plus discret, dans la façon dont des personnages apprennent à se connaître, à se faire confiance ou simplement à vivre les uns à côté des autres. L’autoédition me permet de conserver cette liberté, tout en m’obligeant à apprendre aussi tout ce qui entoure l’écriture d’un livre.
J’écris et publie en indépendant depuis plusieurs années. Mon travail comprend aujourd’hui des romans, des récits courts, des cycles littéraires et des textes plus personnels consacrés notamment aux lieux, aux voyages, à la lecture et à l’écriture. Parmi mes publications figurent notamment le Cycle du Miroir, L’autre côté des jours, les Chroniques de l’hiver et, plus récemment, Twin Lakes, roman situé dans une petite ville du Wisconsin. Je poursuis ce parcours sans structure éditoriale traditionnelle, livre après livre, en considérant chaque publication comme une nouvelle étape d’apprentissage.
Pour parler de livres, d’écriture ou d’autoédition, tout simplement. Je suis toujours heureux d’échanger avec des lecteurs, d’autres auteurs ou des personnes qui travaillent autour du livre. Je suis également ouvert aux rencontres, entretiens, chroniques, échanges de lectures ou projets qui peuvent naître naturellement d’une conversation.
Je ne viens pas du monde littéraire et je continue probablement à écrire avec cette sensation d’être encore en train d’apprendre. J’aime l’idée qu’un livre puisse partir de presque rien : un lieu aperçu, une phrase entendue, une personne croisée, une maison, un silence. Puis quelque chose commence à exister. Écrire en indépendant signifie pour moi accepter de ne pas tout savoir faire, chercher, recommencer, parfois se tromper, mais conserver jusqu’au bout la liberté du texte que l’on voulait écrire. Et puis il y a les lecteurs. Lorsqu’un livre que l’on a écrit seul finit entre les mains de quelqu’un que l’on ne connaît pas, l’aventure devient soudain un peu moins solitaire.